La mémoire de travail et l’attention sont le socle de tous les apprentissages. Chez les enfants DYS, ces fonctions sont souvent surchargeées car utilisées pour compenser les difficultés spécifiques.
La mémoire de travail est le « tableau blanc » du cerveau : elle retient temporairement l’information nécessaire à une tâche en cours. Sa capacité est limitée (3–5 éléments chez l’enfant).
Chez un enfant DYS, une grande partie de cette capacité est utilisée pour le décodage ou le geste graphique, laissant peu de place pour la compréhension ou la réflexion.
Neurosciences
Le cortex préfrontal dorsolatéral est le siège de la mémoire de travail. Il mature tardivement (jusqu’à 25 ans), ce qui explique pourquoi les enfants ont naturellement une mémoire de travail plus limitée que les adultes.
« Je vais au marché et j’achète... » Chaque joueur ajoute un élément. Astuce : visualiser les objets dans un lieu connu (méthode des loci).
Neurosciences : La méthode des loci exploite la mémoire spatiale (hippocampe), naturellement plus robuste que la mémoire verbale.
Taper une séquence de rythme que l’enfant reproduit. Commencer à 2 frappes, augmenter à 6–7. Variante avec des couleurs.
Dire un mot court et le faire épeler à l’envers : « chat » → T-A-H-C. Commencer par 3 lettres. Sollicite intensément la mémoire de travail.
Donner 2 consignes, puis 3, puis 4 : « Touche ton nez, fais un tour et assieds-toi. » L’enfant mémorise et exécute dans l’ordre.
À l'école : Technique utilisable pour les consignes quotidiennes en classe.
Memory classique, mais quand on retourne une carte, on dit à voix haute où on a vu la paire. Verbaliser la position fixe le souvenir.
10 min de travail → 3 min de pause → répéter. Un minuteur visuel (Time Timer) aide à « voir » le temps. Augmenter progressivement.
À l'école : Permettre à l’enfant d’utiliser un Time Timer sur son bureau.
La dyslexie
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, touchant 5 à 10 % des enfants. Ce n’est pas un manque d’intelligence ni de volonté — c’est une différence neurologique dans le traitement des sons du langage.
La dysorthographie
La dysorthographie est un trouble spécifique de l’orthographe, souvent lié à la dyslexie. L’enfant dysorthographique fait des erreurs persistantes malgré un enseignement adapté et répété.
La dyscalculie
La dyscalculie touche 3 à 7 % des enfants. Ce n’est pas « être nul en maths » — c’est une difficulté neurologique à comprendre les quantités, la numération et le calcul.