La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, touchant 5 à 10 % des enfants. Ce n’est pas un manque d’intelligence ni de volonté — c’est une différence neurologique dans le traitement des sons du langage.
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, caractérisé par des difficultés à identifier les mots de façon fluide et précise, et par de faibles compétences en décodage et en orthographe.
Elle touche 5 à 10 % des enfants, avec un rapport garçons/filles de 2:1 à 3:1.
L’enfant parle « comme un robot » en découpant les mots en syllabes : « cho-co-lat », « pa-pi-llon ». Taper dans les mains pour chaque syllabe.
Variante : Compter les syllabes avec des Lego (1 brique = 1 syllabe). Comparer quels mots sont « plus longs ».
Choisir un son (ex : [a]). L’enfant doit trouver dans la pièce tous les objets contenant ce son. Augmenter la difficulté : son en début, milieu ou fin de mot.
Préparer des cartes avec des syllabes puis des mots fréquents. Montrer brièvement (2–3 sec). L’enfant lit à voix haute. Objectif : automatiser la reconnaissance.
À l'école : L’enseignant peut préparer un diaporama avec un mot par diapo, rythme progressif.
L’adulte et l’enfant lisent ensemble à voix haute. L’adulte baisse progressivement le volume pour laisser l’enfant prendre le relais.
Neurosciences : La lecture partagée active les neurones miroirs et modélise la fluence.
Alterner les syllabes en couleurs dans un texte pour rendre visible la structure syllabique. Utiliser la police OpenDyslexic ou Lexie Readable.
À l'école : Fournir les textes en version colorée comme aménagement.
« Que reste-t-il si j’enlève le [p] de ‘porte’ ? » → « orte ». Commencer par le premier son, puis le dernier, puis un son au milieu.
Chanter une comptine et trouver des mots qui riment. « bateau » rime avec « chapeau, gâteau, manteau ». Créer des poèmes absurdes ensemble.
L’enfant s’enregistre en train de lire, puis s’écoute. Comparer les enregistrements d’un mois à l’autre pour visualiser les progrès.
Neurosciences : L’auto-évaluation active le cortex préfrontal et renforce la métacognition.
La dysorthographie
La dysorthographie est un trouble spécifique de l’orthographe, souvent lié à la dyslexie. L’enfant dysorthographique fait des erreurs persistantes malgré un enseignement adapté et répété.
La dyscalculie
La dyscalculie touche 3 à 7 % des enfants. Ce n’est pas « être nul en maths » — c’est une difficulté neurologique à comprendre les quantités, la numération et le calcul.
La dyspraxie (TDC)
La dyspraxie, ou Trouble Développemental de la Coordination (TDC), touche 5 à 6 % des enfants. L’enfant sait ce qu’il veut faire, mais son cerveau a du mal à programmer la séquence motrice.