La dysphasie est un trouble structurel et durable du langage oral. L’enfant dysphasique a des difficultés à s’exprimer et/ou à comprendre le langage parlé, malgré une intelligence normale.
Trouble structurel et durable du développement du langage oral. Peut toucher la compréhension (versant réceptif), la production (versant expressif), ou les deux.
Prévalence : 1 à 2 % (formes sévères), jusqu’à 7 % en incluant les formes légères.
Avec des images, demander : « Qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? De quelle couleur ? ». Enrichir le vocabulaire en contexte, pas en liste.
Cacher un objet dans une boîte. L’enfant pose des questions oui/non pour deviner. Travaille la formulation de questions et le raisonnement.
Neurosciences : La formulation de questions active le cortex préfrontal (planification) et l’aire de Broca simultanément.
Donner 4 images d’une histoire dans le désordre. L’enfant les remet en ordre et raconte l’histoire. Commencer par 3 images, augmenter à 6.
Chuchoter une phrase à l’oreille. L’enfant la répète à un autre joueur. Comparer le résultat final. Travaille l’écoute et la mémoire verbale.
Faire deviner un mot sans utiliser 3 mots interdits. Enrichit le vocabulaire et travaille l’accès lexical, souvent déficitaire.
La dyslexie
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, touchant 5 à 10 % des enfants. Ce n’est pas un manque d’intelligence ni de volonté — c’est une différence neurologique dans le traitement des sons du langage.
La dysorthographie
La dysorthographie est un trouble spécifique de l’orthographe, souvent lié à la dyslexie. L’enfant dysorthographique fait des erreurs persistantes malgré un enseignement adapté et répété.
La dyscalculie
La dyscalculie touche 3 à 7 % des enfants. Ce n’est pas « être nul en maths » — c’est une difficulté neurologique à comprendre les quantités, la numération et le calcul.