La dysgraphie rend l’écriture lente, douloureuse ou illisible. L’enfant doit mobiliser toute son attention sur le geste, au détriment du contenu de ce qu’il écrit.
Trouble de l’acquisition et de la réalisation du geste graphique. L’écriture est lente, douloureuse, illisible ou excessivement fatigante, malgré un enseignement adapté.
Avant d’écrire : rouler une balle entre les doigts, ouvrir/fermer les mains, ombres chinoises. 2–3 min d’échauffement.
À l'école : Proposer en début de séance pour toute la classe.
Écrire des lettres géantes à la craie sur le sol, au pinceau sur du papier, avec le doigt dans le sable. Le grand format réduit la charge motrice fine.
Utiliser un guide-doigts en silicone sur le crayon. Permet de corriger la prise sans effort conscient. Progressivement, retirer l’aide.
Neurosciences : La bonne prise tri-digitale réduit la fatigue musculaire de 40 % comparé à une prise crispée.
Montrer un mot 5 secondes, le cacher, l’enfant l’écrit de mémoire. Travaille la mémoire visuo-spatiale et réduit la copie lettre par lettre.
Apprendre la frappe au clavier (dactylographie). Pour les dysgraphiques sévères, le clavier peut devenir l’outil principal d’écriture.
À l'école : Demander un aménagement pour utiliser un ordinateur en classe.
La dyslexie
La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, touchant 5 à 10 % des enfants. Ce n’est pas un manque d’intelligence ni de volonté — c’est une différence neurologique dans le traitement des sons du langage.
La dysorthographie
La dysorthographie est un trouble spécifique de l’orthographe, souvent lié à la dyslexie. L’enfant dysorthographique fait des erreurs persistantes malgré un enseignement adapté et répété.
La dyscalculie
La dyscalculie touche 3 à 7 % des enfants. Ce n’est pas « être nul en maths » — c’est une difficulté neurologique à comprendre les quantités, la numération et le calcul.